Circulations, enjeux et dynamiques socio-spatiales
u cours des deux dernières décennies, l’entrepreneuriat des jeunes s’est affirmé comme un pilier central des politiques nationales et internationales de création d’emploi, jouant un rôle clé dans la redynamisation des territoires en difficulté, particulièrement dans les pays du Sud Global. Ce colloque vise à interroger le rôle de l’entrepreneuriat dans ces contextes, en mettant l’accent sur les territoires (post-)miniers et en adoptant une approche croisée Nord-Sud et Sud-Sud. L’objectif est d’analyser les enjeux, les pratiques et les effets socio-spatiaux des programmes entrepreneuriaux, présentés par les bailleurs de fonds et les organismes d’aide au développement comme une « solution efficace » pour stimuler de nouvelles dynamiques économiques et réduire les inégalités territoriales.
Contexte et objectifs du colloque
Au cours des deux dernières décennies, l’entrepreneuriat des jeunes s’est affirmé comme un pilier central des politiques nationales et internationales de création d’emploi, jouant un rôle clé dans la redynamisation des territoires en difficulté, particulièrement dans les pays du Sud Global. Ce colloque vise à interroger le rôle de l’entrepreneuriat dans ces contextes, en mettant l’accent sur les territoires (post-)miniers et en adoptant une approche croisée Nord-Sud et Sud-Sud. L’objectif est d’analyser les enjeux, les pratiques et les effets socio-spatiaux des programmes entrepreneuriaux, présentés par les bailleurs de fonds et les organismes d’aide au développement comme une « solution efficace » pour stimuler de nouvelles dynamiques économiques et réduire les inégalités territoriales.
Axes thématiques du colloque
1. L’entrepreneuriat en tant que levier de développement : fondements, enjeux et modèles de référence:
Dans ce premier axe, il s’agira d’examiner les fondements de l’entrepreneuriat et de réfléchir à son rôle croissant dans le développement économique et territorial, ainsi que dans la structuration des espaces entrepreneuriaux urbains et ruraux. Cet axe aborde des questions à la fois conceptuelles et doctrinales liées à l’entrepreneuriat, notamment son contenu comme forme de travail et son évolution dans les régulations politiques, sociales et économiques. Il s’intéresse également à son affirmation en tant que « bonne pratique » ou modèle de référence de plus en plus promu par les bailleurs de fonds et les organismes d’aide au développement. Enfin, il examine les logiques et les enjeux liés à la circulation et à l’appropriation de ces modèles par les acteurs étatiques, gouvernementaux et locaux pour assurer les régulations dans des territoires en difficulté.
2. Les modalités de territorialisation de ces programmes dans les territoires en difficulté : ciblage, stratégies de mise en œuvre et formes de gouvernance :
Dans ce second axe, il s’agira d’analyser les modèles et stratégies déployées à différentes échelles spatiales (nationale, régionale ou locale) pour promouvoir l’entrepreneuriat comme alternative de développement des espaces urbains et ruraux touchés par un déclin économique. Une attention particulière sera portée aux contributions qui éclairent les processus de « fabrique » et de mise en œuvre des programmes de développement entrepreneurial dans ces territoires. Cela inclut les stratégies de ciblage et de communication auprès des jeunes, les modalités d’identification et de sélection des bénéficiaires dans le cadre des appels à projets, ainsi que les formes d’implication, de coordination et d’adhésion des acteurs institutionnels, politiques, économiques et associatifs au niveau local. L’analyse portera également sur la manière dont les contextes sociaux, culturels et géographiques sont pris en compte, ou non, dans la territorialisation de ces programmes Seront également examinés les enjeux politiques et économiques que représentent ces programmes pour les territoires en difficulté : en quoi ces programmes peuvent-ils constituer une alternative économique susceptible de renforcer la stabilité sociale ? De quelle manière les parties prenantes, telles que les élus et les acteurs institutionnels locaux, s’approprient-ils ces initiatives ? Dans quelle mesure les dynamiques politiques et économiques de ces territoires révèlent-elles des coalitions, des conflits ou des arrangements, tant entre les acteurs locaux qu’entre ces derniers et les décideurs imposant des orientations issues du niveau central ?
3. Les formes d’adhésion, d’implication et d’appropriation des programmes par les jeunes :
Les communications attendues dans cet axe concerneront la réception locale de ces programmes, notamment par les jeunes (les différents mouvements et collectifs crées pour défendre et appuyer leurs revendications) dans les territoires en difficulté. Il s’agira d’analyser leur implication et participation dans la mise en œuvre de ces programmes, leur niveau d’adhésion et leur stratégie d’appropriation, de résistance, de contournement voire de détournement des programmes mis en place. Comment ces jeunes s’impliquent dans ces programmes ? Quelles représentations et imaginaires y associent-ils ? Quelles contraintes techniques et financières rencontrent-ils ? Quels sont les différents itinéraires empruntés pour assurer la viabilité de leurs microentreprises ? Quelles stratégies mettent-ils en place pour conquérir le marché local et national ?


